Dimanche 11 septembre 2005
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- la minceur devient maigreur (la perte de poids peut aller jusqu'à 50% du poids initial)
- les yeux s'enfoncent dans les orbites
- les joues se creusent
- les cheveux se dessèchent puis tombent
- les ongles deviennent striés et cassants
- les dents se déchaussent
- les articulations gonflent
- les muscles fondent
Ceci donne à l'anorexique une apparence de petit enfant ou de personne âgée.
- fourmillements
- crampes
- vertiges
- anémie (faiblesse générale)
- légers maux de tête
- aménorrhée (absence de règles)
- sensation de froid permanent et froideur des membres
- respiration et pouls qui se ralentissent
- dilatation de l'estomac et pneumopathie de déglutition pour les boulimiques
- ostéoporose, oedèmes et lithiases rénales (calculs) pour les anorexiques
Chez l'anorexique, la cardiomyopathie non obstructive (en cas de grave dénutrition) est sans régression avec la guérison
Dans les cas les plus graves s'ajoutent :
- la détérioration des organes vitaux (cœur et cerveau)
- des troubles cardiaques et rénaux
- rupture de l'estomac après une crise de boulimie ou une réalimentation trop brutale
A tout cela s'additionne des troubles psychiatriques (dépression, anxiété, tendances suicidaires…)
Le taux de mortalité de cette maladie se situe entre 5% et 10% selon les pays (7% en France). Les anorexiques meurent soit des conséquences de la maladie (dénutrition, déshydratation,
septicémie, pneumonie ou autre) soit par suicide.
Les boulimiques finissent par avoir une dilatation aigue de l'estomac
Les vomissements occasionnent le gonflement des glandes salivaires situées à proximité des joues et une irritation de la gorge
La baisse du taux de potassium peut entraîner la mort par arrêt cardiaque surtout pendant les vomissements.
Les boulimiques subissent des problèmes de concentration et de jugement et une diminution de leur vivacité d'esprit. Ils développent une certaine
agressivité
Par Cléomède
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Jeudi 15 septembre 2005
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Sous prétexte que la femme est mère, on la tient (et elle se tient) pour la seule nourricière possible de ses enfants, de son mari, de la famille entière. Contrainte à distribuer la nourriture au nom de la fonction maternelle, elle est parallèlement conduite à la refuser pour elle-même au nom de l'obligatoire minceur et de l'exigence supposée du désir de l'homme. Au point que la joie saine de la nouriture et de la convivialité ont souvent fait place à une monstrueuse affaire névrotique.
Michèle Declerck et Jeanne Boudouard
Dans le cas d'une agression sexuelle, le cas est différent parce que la jeune fille refuse sa féminité, elle ne veut pas plaire, elle ne supporte pas le regard des hommes. Elle ne veut pas de formes qui lui rappellent sa féminité et les désirs qu'elle provoque. Tout regard d'un homme la salit.
Cléomède
Par Michéle Declerck et Jeanne Boudouard
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Vendredi 16 septembre 2005
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Pour les hommes aussi la nourriture est compensation : nous avons connu l'un d'eux qui, abandonné par sa femme faisait 3 restaurants de suite à l'heure du déjeuner. Eux aussi ont une mère qui leur a appris, comme elle l'avait appris elle-même, à confondre demande de lait et demande d'amour, et plus tard, dessert et récompense.
L'expérience montre que derrière toute névrose alimentaire se cache une dépression tenace, un manque à être fondamental
On sait que l'hystérie, puisqu'il faut bien donner un nom à cette névrose du manque, a toujours emprunté ses symptômes à ce qui pouvait à une certaine période et dans un milieu donné, faire l'objet de l'attention
Michèle Decleck et Jeanne Boudouard
Par Michèle Decleck et Jeanne Boudouard
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Samedi 17 septembre 2005
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Dans "la représentation sociale du corps" Denise Jodelet montre que les femmes ne se voient pas autrement que par petits bouts, par morceaux.....un peu comme ces morceaux de soi que l'on saisit dans une glace si l'on se maquille. C'est ainsi que les publicités leur proposent aujourd'hui un amincissement en détail et localisé.
1) Ventre et cuisse (pour avoir le ventre plat et les cuisses fermes et galbées)
2) Culotte de cheval (pour éviter les bourrelets)
3) Fesses (pour lutter contre les flétrisures et les excès de féminité)
4) Genoux et chevilles (pour avoir genoux ronds et chevilles fines)
Denise Jodelet
Alors un érotisme de la minceur?
Sans doute, mais pimenté par une sorte de fétichisation du corps féminin morcelé en parties savamment choisies où chacune peut devenir symbole sexuel et avoir sa propre valeur érotique. N'est consommable que ce qui est collectivement désirable et à ce titre les femmes sont enfermées dans une galerie des glaces où les images prises pour le désir de l'autre s'obligent du même coup à se réaliser.
Michèle Declerck et Jeanne Boudouard
Par Denise Jodelet
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Mercredi 21 septembre 2005
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La boulimie est une perte de contrôle du comportement alimentaire avec une pulsion irrésistible à manger. Comme l'anorexie, elle touche les filles, surtout,
à l'adolescence. Les crises de boulimie durent une heure ou deux pendant lesquelles la (ou le) malade mange à toute vitesse n'importe quoi, n'importe comment et sans aucun plaisir, en se
cachant des autres. Elle vide le frigidaire en se bourrant des aliments les plus caloriques, puis est prise de douleurs au ventre et vomit. Les boulimiques arrivent donc à maintenir un poids
normal car elles ne gardent pas les aliments. Elles prennent parfois des laxatifs. Il faut donc les distinguer des personnes qui mangent trop (hyperphagiques) et deviennent obèses.
Les crises de boulimie sont plus ou moins aiguës. Elles alternent parfois avec des périodes de restriction alimentaire intense et sont
alors une sorte de compensation en rapport avec des régimes trop stricts. La boulimie est ainsi souvent une conséquence des contraintes sociales et culturelles qui érigent en modèle des régimes
impossibles à tenir pour les jeunes femmes.
La boulimie a des causes d'ordre psychologique: elle est liée à des troubles du désir, parfois à une dépression. Certains la considèrent comme une dépendance, comparable à l'alcoolisme ou la toxicomanie. Les boulimiques
sont conscientes de leur problème et ont souvent recours à une aide psychologique. Le traitement repose sur la psychothérapie, avec parfois des antidépresseurs. Le pronostic de guérison de la
boulimie est en général bon, mais les rechutes sont fréquentes.
Dr Béatrice Sénemaud
Par Dr Béatrice Sénemaud
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