Le suicide est pour la personne atteinte de TCA, LA solution à son enfer dont elle ne voit pas la fin. Il faut y faire très attention. Ses tourments jamais ne cessent. Nuit et jour. La nourriture est devenue sa vie, une obsession qui n'a pas de cesse et qui sans fin la torture. Des crises vécues dans la honte, des vomissements qui la dégoûtent. L'obligation de se cacher, de ne pas vivre comme tout le monde. Il leur reste la fuite, la fuite définitive. Attention aux phrases répétées comme : je ne sers à rien, je n'ai plus envie de rien, je ne peux plus vivre comme ça, bientôt je ne vous embêterai plus, je suis moins que rien, etc..... Ou même des blagues sur le suicide. Et de jour en jour, l'idée du suicide s'accroche. L'ultime solution, finalement la seule à leur sens puisque l'espoir de vivre un jour autrement s'enfuit avec le temps. Le moment venu, peut-être qu'il (elle) va vous offrir un objet auquel il (elle) tenait particulièrement. La majorité des suicides se produisent pendant les 3 mois qui suivent le début de la période d'amélioration.
Attention à la personne atteinte de TCA qui va vous dire : "je vais mieux" et qui réellement vous paraît mieux. Elle a peut-être tout préparé pour en finir et c'est pour ça qu'elle est mieux, elle se sent délivrée. Et là à la moindre contrariété, le passage à l'acte est même avancé, c'est la goutte d'eau.
Il est très difficile de donner des chiffres exacts parce que beaucoup des tentatives de suicide ne sont pas connues. Toutefois plus d'un millier d'adolescents mettent fin à leur vie dont 70% de sexe masculin. On estime les tentatives à plus de 45 000 par an. L'âge le plus critique est entre 15 et 19 ans. Il est intéressant de souligner que 70% des TS qui ont échoué sont issues du sexe féminin. C'est peut-être dû au fait que la méthode par intoxication est rarement utilisée par les garçons. 50% n'avaient pas prémédité leur geste. Plus de 31% sont heureux d'avoir raté leur TS. 30% récidivent, généralement dans les mois qui suivent la 1ère tentative. Et là, le malade fait attention à ce qu'il dit et choisit une méthode plus violente.
Dans la mesure du possible, il est impératif que le suicidaire trouve des solutions à ses problèmes réels ou non (pour lui ce sont toujours des problèmes réels et insurmontables).
On peut toujours intervenir à temps, la personne qui désire en finir ne veut pas réellement mourir, elle veut ne plus souffrir.
Nous sommes en septembre 2006 et j'ai le bonheur de vous annoncer que ma fille est guérie. Je vous dis cela pour vous encourager tous. Ca a mis longtemps, très longtemps, mais nous y sommes arrivées.
Nous avons besoin de vos témoignages, vous qui vous en êtes sortis
Personne n'aime danser avec le diable
Le petit singe là haut, il s'appelle ESPOIR
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