Que représentent les rituels dans
l'automutilation?
L'automutilation suit souvent une procédure rituelle. Une procédure rituelle est un moyen de faire quelque chose, dans ce
cas l'automutilation, qui suit un certain schéma ou bien qui peut être considéré comme étant un cérémonial.
L'automutilation peut être rituelle dans son environnement, ses instruments (rasoir, briquet, etc.), et/ou ses procédures.
Beaucoup de personnes ne s'automutileront pas si elles ne peuvent pas effectuer leur rituel et peuvent même organiser leur vie pour pouvoir le respecter. Mais certains types d'automutilation
sont moins sujets à suivre des procédures rituelles. C'est le cas lorsque vous vous arrachez les cheveux ou bien lorsque vous vous frappez, etc. Ces types d'automutilation sont possibles sans
l'usage d'objets (couteaux, rasoirs, allumettes, etc.). Ils peuvent, par conséquent, être effectués sans beaucoup de planification ni de réflexion.
L'environnement
Certaines personnes se font mal
uniquement dans des lieux bien précis. Pour la majorité des personnes, il s'agit de la maison car cela offre l'intimité et la solitude. Et puis, les sentiments d'isolement et de solitude qui
précèdent souvent un acte d'automutilation arrivent plus naturellement lorsque l'on est seul. Cela explique que l'automutilation est le plus souvent pratiquée chez soi.
Vous avez certainement un endroit spécifique dans la maison ou vous pratiquez l'automutilation : une chambre, la salle de bains... Il se peut également que vous 'décoriez' cet endroit de
différentes manières : en ajoutant des bougies, en fermant les rideaux, etc. Vous avez peut-être même un moment particulier de la journée que vous choisissez pour vous faire mal. Beaucoup de
personnes s'automutilent le soir, parce qu'ils ont le plus de chance d'être seuls, leurs autres techniques ayant échoué ou n'étant plus assez efficaces.
L'automutilation fait souvent ressurgir de précédents abus. Si la personne a été abusée dans son passé (particulièrement, si elle a été abusée de manière régulière) elle peut s'engager
dans des actes d'automutilation à la même heure du jour, au même jour de la semaine ou à la même période de l'année que l'abus qu'elle a subi.
Les instruments
Il se peut également que les malades utilisent des objets particuliers lorsqu'ils se font du mal. Beaucoup de personnes n'utilisent qu'un seul objet particulier pour se faire mal. Ils n'en
utiliseront aucun autre, même si leurs effets peuvent être les mêmes.
La procédure
Beaucoup de personnes suivent des rituels lorsqu'elles se font mal. Préparer l'environnement, aller chercher les instruments puis s'engager dans une activité
précédant l'acte constituent des éléments importants de ce rituel. Les malades peuvent même trouver les rituels qu'ils effectuent comme étant aussi apaisant et satisfaisant que l'acte
d'automutilation en lui-même. Ou bien ils ont besoin de ces rituels avant de commencer à se faire du mal. La nature exacte de ce rituel est probablement très personnelle et unique.
Il y a souvent des rituels qui suivent l'automutilation. On peut faire un bandage ou bien soigner la blessure de la même manière à chaque fois qu'on s'automutile. On peut également appliquer
une pommade ou un désinfectant après s'être fait mal ou bien encore prendre un bain, peut-être même faire une photo ou pourquoi pas consigner l'évènement dans un journal.
Généralement, l’automutilation s'atténue avec l'âge, et disparaît après quelques années. Mais dans quelques cas, elle peut
constituer le signe annonciateur de troubles plus graves. Les parents qui découvrent ce problème ne doivent pas hésiter à orienter leur enfant vers un psychologue ou un psychiatre. L'aide d'un
spécialiste aidera le jeune adulte à comprendre les raisons de son comportement. Car l'automutilation traduit un malaise profond. Et un psy peut aider à se réconcilier avec son corps, et
limiter les dégâts. Mais il faut aussi que la famille repense sa relation avec celui qui s'automutile. Car ce comportement dénote d'un manque d'écoute. Il est donc essentiel de réinstaurer le
dialogue et d'essayer de comprendre ses appels à l'aide qui ne disent pas leur nom.
Alain Sousa

Nous sommes en septembre 2006 et j'ai le bonheur de vous annoncer que ma fille est guérie. Je vous dis cela pour vous encourager tous. Ca a mis longtemps, très longtemps, mais nous y sommes arrivées.
Nous avons besoin de vos témoignages, vous qui vous en êtes sortis
Personne n'aime danser avec le diable
Le petit singe là haut, il s'appelle ESPOIR
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