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Ce blog est vôtre parce que vos commentaires feront partie de mes articles. C'est-à-dire : vous souhaitez mettre un poème, un témoignage, une envie de dire, d'hurler, etc... Mettez un com et précisez que vous voulez que je le publie en tant qu'article. J'effacerai le com, je mettrai en article ce que vous souhaitez que j'y mette en mettant votre pseudo ou ce que vous voulez ou rien du tout pour les anonymes. Je préciserai seulement que c'est anonyme. Bien sûr ceci est réservé aux personnes concernées par les sujets cités. Les autres resteront des commentaires mais seront toujours les bienvenus.

Je n'accepterai en aucun cas que l'on donne des méthodes pour se faire vomir, vous le comprendrez aisément. Merci

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Lundi 27 avril 2009

Je ne retrouve plus le chemin
Avec toutes ces routes qui se proposent à moi.
C'est la dépression du mensonge, du trouble.
C'est le sentiment de vide qui me hante.
Et je pleure encore pendant la nuit.
Je hurle encore au fond du gouffre.

Dans l'église de tes esclaves arrogantes, je rampe entre l'or et les diamants en cherchant la sortie.
Laisse moi sortir, je veux m'en aller.

Pardonnez moi mon père parce que j'ai péché
Pardonnez moi mon père parce que je suis laide
Les putains pleurent votre nom en suppliant, dans le fond du couloir qui mène à leur perte.
Et pareille à elles je suis toujours sale et j'ai encore froid.
Je ne veux plus de votre amour qui me dégoûte.

Mais quoi que je fasse.
Même si je me mens je sais que vous êtes le père du mensonge!
Le faux père qui a detruit ma vie.
Vous êtes la pourriture sur mes draps.
Le vers que j'exècre, celui qui ronge mon âme.
J'ai comme une envie de vous vomir.
Et sur votre trône assis face à moi père des mensonges hypocrites et immoraux
Je vous voue une haine acerbe. Je vous hais!

(poème que j'ai écrit à l'intention de celui qui a detruit ma vie lorsque j'avais 6 ans)

Rachel (cliquez sur son pseudo pour aller sur son blog)

 

Par Cléo - Publié dans : Poèmes - Communauté : Les beaux mots
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Samedi 25 avril 2009

 

Le mot de l'éditeur :

Depuis 30 ans, les cas d'anorexie se sont considérablement multipliés. Jean-Philippe de Tonnac, en interrogeant son expérience de la faim, a rencontré des anorexiques, questionné des thérapeutes, des sociologues, des historiens de la mode, des spécialistes de la mystique, et a cherché à comprendre ce qu'est l'anorexie et les raisons de la fascination qu'elle exerce. De quoi a faim celui qui dit qu'il a faim d'autre chose? Quel rêve, quelle nostalgie, quelle souffrance partagent les femmes et les hommes des sociétés occidentales qui se laissent mourir de faim?

Attention, ce livre ne vous donnera pas de conseils. Il est destiné à ceux qui veulent connaître l'histoire des TCA. Il n'est pas non plus médical. Comme il est dit, c'est une enquête.

Par Cléo - Publié dans : Bibliothèque - Communauté : Médecine
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Jeudi 12 mars 2009
Angélique, j'ai supprimé ton commentaire parce qu'il faut que ce soit bien clair. Je répète que JAMAIS je n'accepterai ce genre de demande!
JE NE PERMETTRAI JAMAIS QUE L'ON SE DONNE DES TRUCS POUR VOMIR! Ce blog n'est pas fait pour vous enfoncer ou vous suicider mais pour vous aider!
Et celles qui s'y avisent sont des criminelles!
Par Cléo - Publié dans : Conseils
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Mardi 30 décembre 2008

Je suis passée de 48 à 38 kgs. Je suis passée de 12 à 13 ans. une descente vertigineuse à la sortie de l'enfance. Des dizaines de psys, des centaines d'heures à compter des calories, des milliers de pesées, parfois officielles en consultation, souvent privées histoire de confirmer la chute. De nombreuses crises d'angoisse, plus spectaculaires les unes que les autres. Divers traitements : antidépresseurs, anxiolytiques, neurolitiques... Des millions de sauts devant la glace de la salle de bains. Des rituels à en perdre la tête. Plus de repas de famille. plus d'école. Plus de désirs, plus d'envies. Sans que je m'en rende compte, une maladie mentale s'était nichée au plus profond de moi-même. J'ai lutté plus de 12 mois, puis j'ai lâché prise. Le 25 février 2008, à l'âge de 13 ans, j'ai été hospitalisée en hôpital psychiatrique avec un contrat de poids. J'ai quitté mes parents, j'ai quitté mon frère et ma soeur, j'ai quitté ma famille. Je me suis retrouvée enfermée dans une chambre inhospitalière, sans aucun loisir, sans aucun moyen de communication avec l'extérieur. J'ai alors jeûné pendant une semaine, réflexe absurde et incontrôlable, expression de ma solitude. Transfert en pédiatrie, sonde gastrique sous contrainte. Horrifiée à l'idée de prendre du poids de manière extérieure, j'ai continué à ne rien manger, et surtout à me dépenser jour et nuit, j'enchaînais sauts et flexions, abdos et marche. Je m'enfonçais inexorablement. J'étais devenue un fantôme, un cadavre errant. Je voyais les repas défiler devant mes yeux sans pouvoir les toucher, et je culpabilisais d'être aussi faible, d'écouter la maladie qui me disait être victorieuse. Le personnel médical m'assurait que j'allais finir par y laisser ma vie. Je me sentais tantôt invincible, tantôt mourante. Et je souffrais. Terriblement, infiniment. Physiquement, psychiquement. L'espoir me quittait peu à peu, en même temps que la graisse, que les muscles, que la vie. Je ne me réjouissais même plus d'établir un contrôle absolu sur mon corps car je sentais au fond de moi que je ne contrôlais plus rien. Je ne rêvais que d'une chose: revoir mes parents, me blottir dans leurs bras et l'espace d'un instant, redevenir la petite fille que je n'avais jamais cessé complètement d'être. Un rêve utopiste à l'égard de la situation.Jusqu'à ce qu'un jour, je trouve le déclic en montant sur la balance (je pesais 35 kilos pour 1.69m). J'ai stoppé net tout rituel, et j'ai recommencé à manger. J'ai retrouvé le goût des aliments, et peu à peu le plaisir de vivre. Je suis retournée à l'hôpital psychiatrique, et j'ai franchi les paliers à une vitesse phénoménale. J'avais tellement hâte de revoir mes parents, de rentrer chez moi ! J'ai peut-être voulu aller trop vite, mais c'est le principe même du contrat qui amène les anorexiques à se "gaver". Toujours est-il que je suis sortie définitivement à la fin du mois de mai, convaincue de ma guérison, ayant pris 15 kilos en moins de 5 semaines. Je pensais naïvement que le fait de revenir à un poids normal et d'avoir été capable d'engouffrer tout et n'importe quoi pour retourner chez moi confirmait le départ de ma maladie. J'ai vite déchanté puisque le tri alimentaire est rapidement revenu, moins draconien certes, mais toujours handicapant pour les relations sociales. Je n'étais toujours pas capable d'assister à un repas de famille ou de fêter l'anniversaire d'une copine, et cela exaspérait mes parents car ils trouvaient que je me complaisais dans mon rôle de semi-malade. Il y a ainsi eu des hauts et des bas pendant quelques mois. J'ai pu débuter ma reconstruction. Je suis retournée au collège (aucun problème scolaire malgré la déscolarisation), j'ai recommencé mes activités (beaucoup de sport) et j'ai sérieusement cru que je pourrais être heureuse, même en la présence de la "petite bête". Cet équilibre précaire aurait pu durer, et j'aurais peut-être su éradiquer la maladie avec du temps si le destin n'en avait pas décidé autrement. Mon fragile édifice s'est morcelé puis effondré le 20 novembre dernier. Ce soir-là, ma grand-mère maternelle est décédée brusquement d'une embolie pulmonaire non décelée. Le choc a été grand et cette première confrontation avec la mort horriblement douloureuse. Son corps sans vie, sa peau glacée, son visage figé. Impossible à supporter. je n'ai d'abord pas voulu croire que je ne la reverrai plus, que plus jamais elle ne serait à mes côtés comme elle avait su l'être au cours de ma maladie. Puis la vérité m'a percutée. J'ai arrêté de me rendre à mes activités et à l'école. J'ai enchaîné plusieurs malaises vagaux. Je me suis repliée sur moi-même. Et la petite bête est venue reconquérir le terrain perdu. Je me suis réfugiée dans ce que je connais le mieux: le pseudo-contrôle. Aujourd'hui, je me force à manger un peu puisque je réfute l'idée d'une réhospitalisation. Malgré tout, j'ai perdu près de 3 kilos en une semaine et les idées noires reviennent. Les calculs de calories retrouvent un chemin dans ma tête et les rituels s'immiscent peu à peu dans ma vie. Je dois commencer une psychothérapie la semaine prochaine, mais d'ici-là, c'est le néant. Il va falloir tenir encore un peu, en espérant qu'un soutien psychologique plus intensif finira par porter ses fruits. En attendant, la "petite bête" est toujours là, et je tente de fermer mes oreilles à sa voix. Presque sans succès.

Audrey, 14 ans

Je crois que ta grand-mère te regarde et qu'elle voudrait te voir heureuse. Elle ne veut pas te voir souffrir. Tu es si petite! Parle lui. Tu la verras te répondre. Oh pas en parlant, non, avec des choses que tu remarqueras autour de toi, près de toi par exemple. Garde la foi en ta guérison, elle viendra.

 

Par Cléo - Publié dans : Témoignages - Communauté : Médecine
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Jeudi 18 décembre 2008

 

Présentation de l'éditeur :
Pour maigrir, il ne suffit pas de perdre des kilos. C'est aussi dans la tête que cela se passe, dans l'image que vous avez de vous-même, dans vos relations avec les autres. Devenir mince et le rester, voici une formidable aventure au cours de laquelle 7 clés vous seront nécessaires : la clé de la décision, la clé du comportement alimentaire, la clé de la modération, la clé de la nutrition, la clé de l'existence de soi, la clé du corps, la clé de la vie. Ce livre pratique vous aidera à réussir votre métamorphose et à devenir l'auteur de votre propre vie.
Ne soyez pas surpris, je ne vous donne pas de trucs pour maigrir, vous ne trouverez jamais ça ici. Ce n'est pas un guide pour maigrir, c'est pour vous éclairer sur ce qui régit vos rapports avec la nourriture, pour apprendre à maîtriser vos comportements alimentaires. Gérard Apfeldorfer est psychiatre psychothérapeute.

Par Cléo - Publié dans : Bibliothèque - Communauté : Médecine
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Combien de temps?

Notre plus grande victoire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque fois qu'on tombe"


Confucius

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Victoire

Nous sommes en septembre 2006 et j'ai le bonheur de vous annoncer que ma fille est guérie. Je vous dis cela pour vous encourager tous. Ca a mis longtemps, très longtemps, mais nous y sommes arrivées.

Nous avons besoin de vos témoignages, vous qui vous en êtes sortis

Personne n'aime danser avec le diable 

Le petit singe là haut, il s'appelle ESPOIR 

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Une guérison complète demande, en général, 2 ans

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